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Live report:

SPLASH - 17/12/2016

Figure - OOLACILE - SEWER SESSIONS – UZZI - GANON

Le week-end dernier fut l'occasion pour nous de découvrir le tout nouveau Showcase dans lequel nous étions conviés pour la Splash headliné par Figure. Chwet nous invitait à quelques centaines de mètres de leur ancienne maison : le Yoyo. Il s'agit d'un retour en force puisque le Showcase a dû annuler certaines dates dont le Neckbreaker Tour à cause des crues de juin dernier.

 

C’est dans une salle agencée différemment et avec un tout nouveau sound system très performant que nous sommes conviés à cette nouvelle édition de Splash axée principalement autour du Riddim.

 

Nous entrons dans la salle pour le warm up de Ganon, venu tout droit de sa Touraine natale pour une grosse entrée en matière. Sa performance ressemble à un gros set de milieu de soirée, tout en puissance et en technicité qui nous rappelle l’expérience déjà acquise lors de ses bookings précédents. 

Loin d’être novice à la matière. Connu mais surtout reconnu par le public parisien, son passage à la Splash peut être vu comme une consécration pour lui puisque chaque producteur français confirmé souhaite y être booké.

Comme attendu, un set tout en Riddim ouvrant le thème de la soirée comme il se doit. Pendant ce temps, la salle se remplit à vive allure promettant une soirée complète. Le public s’engouffrant dans la fosse permet de commencer à visualiser la véritable capacité du Showcase.

 

Cramponné à ses 4 decks, Ganon nous offre ses classiques comme « Logical », « Drunk Zelda » ou encore « Kaneki ». Track qui fait toujours plaisir à entendre avec ses synths reconnaissables et son sound design unique qui produit son effet sur la foule qui commence à se réchauffer du froid. 

Alors que la deuxième partie de set est enclenchée, ce très bon warm up (qu’on aurait préféré un peu plus tard) a permis de profiter un peu plus qu’à l’habitude de son set où un très étonnant ID aux samples d’Édith Piaf en a surpris plus d’un. Une collaboration de trois artistes français à venir très bientôt ! 

 

Une douce chaleur commence à se faire ressentir se corrélant au public entrant lorsque « S14 » de Sudden Death X Zaita fait vibrer la salle ainsi que la foule, littéralement conquise.

 

Vient maintenant le tour du duo grec Uzzi de prendre en charge les platines. Un set un peu moins technique, des transitions qui n’étaient pas encore parfaites mais un style musical dans la continuité du warm up. La salle est dorénavant comble et le public semble apprécier les joies de cette toute nouvelle salle que beaucoup découvrent. Le Riddim résonne et l’ambiance commence à monter de plus en plus.

Le sound system fait apprécier à sa juste valeur le set d’Uzzi qui nous aura tous bien fait bouger. Surtout grâce à quelques pépites qu’ils ont balancé comme « Hi Tek » de Spass, une des dernières releases de Savage Society inclus dans leur Volume 1.

 

Plus classique, on entend le « Tremble Dem » de Subject 31 & Aweminus. Toujours aussi Riddim mais un côté bien plus heavy et sombre se dégage de cette release sortie sur Prime Audio. Elle produit un assez beau bordel dans la salle tout comme la VIP de « Planet Earth » by Jam P RD !

 

Elle est suivie d’une track du dernier EP de Badklaat sur le NSD Black Label, « Run Up ». Du Riddim mais plus wonky, où l’on retrouve les influences mélodiques de son producteur et qui est moins brutale que les tracks précédentes. 

 

À propos de NSD, le dernier track joué par Uzzi qui nous a marqués ainsi qu'un bon nombre des spectateurs est le fameux morceau « Samourai » de Stabby & Tisoki, issu du dernier EP de Stabby. Dans leur style propre, basculant dans le Brostep, on parle d'un véritable carton au box-office avec plus de 100 K views sur soundcloud.

Mais le track qui nous a tous mis une grosse claque est une exclu de Mashok, producteur français de Deathstep qui a signé il y a peu sous la bannière Crowsnest Audio et qu’on ne pensait pas entendre dans ce set !

Passons aux choses sérieuses. On était tous très attentif au retour du grand Figure. Grand absent à Paris depuis sa monstrueuse prestation à Animalz 4 aux côtés des Dirtyphonics en octobre 2015 avec son gigantesque TerrorVison Show sur deux écrans géants.

 

Pour son retour, nous sommes partagés et même restés sur notre faim. On pouvait s’attendre à mieux de la part de l’Américain. Surtout après la claque d’Animalz, son talent indéniable aux platines, ses transitions qui ont toujours été millimétrées, des tracks qui lui sont propres qui imposent son style, oscillant entre Drumstep et Dubstep.

 

Pourtant c'est un Figure assez timide que nous avons vu à cette Splash. Beaucoup de Trap ce qui a naturellement assez refroidi le public parisien. Il a commencé en intro par « Them » de Cookie Monsta sortie sur la compil de Circus Records. Une belle intro taillée sur mesure. 

 

Bien sûr, certains de ses tracks étaient présents, on a pu entendre « The Game » issu de sa collaboration avec Bear Grillz qui n’est disponible seulement qu’en preview et qui a fait son petit effet dans la fosse. On pourra ajouter le désormais classique « Let’s Get It » de Flux Pavillon joué juste après l'intro et qui est aussi disponible sur la compil de Circus. Il semble avoir particulièrement aimé cette compil puisqu’il enchaîne directement avec « Eden » de Must Die et enfin « Hard as Fuck » de Doctor P qui n’ont pas le mérite d’être les plus originales mais au moins celui d’avoir été très peu entendues en soirée.

Selon l’avis du public sur place, les gens auraient peut-être davantage aimé les classiques qui ont fait la renommée de Figure. « Beetlejuice » ou encore « The Werewolf » par exemple. Mais, ne faisons pas la fine bouche, « Africa VIP » qu’on ne présente plus vient mouvementer le set. On retient surtout « Throwin Elbows » de Space Laces & Excision du dernier album Virus du mastodonte canadien, véritable carnage dans la fosse où tout le public sans exception se déchaîne et on le comprend. La puissance de la track, de son sound design hors pair en achève plus d’un ! 

 

Enfin, il a aussi balancé le très reconnaissable « Gully Squad » du dernier EP de 12th Planet avec Twine et Virtual Riot qui a ravi les amateurs du Brostep (peut-être un peu moins le reste du public) resté assez stoïque pour le coup en attendant quelque chose d’un peu plus violent. Le même écueil sera fait au passage de « Not A Real Thing » remixé par Dodge & Fuski (initialement de Far Too Loud) sorti sur NSD il y a peu, où l'on reste légèrement sur notre faim.

Après un rapide tour dehors pour s’en griller une, contempler la Seine quelques instants et admirer ce joli bordel qu’était le fumoir, il est temps de passer à l’américain Oolacile. Véritable bombe venue tout droit des USA pour sa seconde apparition à Paris. Ce jeune producteur a su imposer son propre style sur la scène Dubstep actuelle. Talentueux à souhait, il possède un sound design si particulier et reconnaissable entre mille. Ce véritable O.V.N.I de la Bass Music enchaîne les plus grands labels. Son dernier EP intitulé « Humanity » est tout de même sorti chez Disciple Records.

Nous avons assisté à un curieux tour de force ! Entre technique et violence, le set d’Oolacile atteint pratiquement la perfection devant un public conquis à sa cause mais surtout déchaîné. Nous arrivons dans les horaires de pic lors d’une soirée et il remplit son rôle à merveille. 

Une intro aux petits oignons avec la VIP de « The Exorcist » de Figure tiré de son EP Monsters 7 sorti chez Doom Music où l’on peut voir les dégâts dans le public sur cette vidéo !

https://www.facebook.com/100009013072653/videos/1705559496421136/?autoplay_reason=gatekeeper&video_container_type=14&video_creator_product_type=0&app_id=6628568379&live_video_guests=0 by Jeremy Leleux (Jerry) qu’on remercie de nous avoir fourni !

 

Mais surtout, tout son EP cité plus haut s'apparente à une distribution de baffes auditives réparties tout au long de son set. « Human Experience » violence robotique à l’état pur, à comparer avec « Mesmerize » dans le même style, faisant penser à une véritable guerre des étoiles. Un peu plus groovy « Kuratas » repose nos jambes tellement la folie s’empare de la salle. Mais c’était sans compter « Signal » sa dernière collaboration avec Cromatik, producteur américain extrêmement prometteur.

Entre distributions de Riddim d'un côté et de gros Tear Out de l'autre, un track ressort principalement : « Creepers » en collab avec 12th Planet qui reste son plus gros succès ce qu'on comprend tous au vu du déchaînement créé par le son. Même constat pour « Runners » de Trampa, provoquant toujours autant un énorme bordel ! On notera enfin « Oracle » de son EP Expansion avec ses machines guns et son sound design aigu. En outre, le set d’Oolacile est plein de belles promesses pour la suite et si nous devions donner notre avis personnel, ce serait notre set préféré de cette édition, à la hauteur de son mix sorti chez Disciple il y a moins d’un mois ! 

Il est maintenant 4 heures du matin, l’heure du Riddim avec un R majuscule est arrivée. C’est le début du tant attendu Sewer Sessions pour 2 heures de set qui s’annoncent comme un véritable close-up à la façon des Savage Society lors de l'édition précédente. 

 

Alors rebelotte avec le Sewer Sessions ? On ne va pas vous faire plus attendre, la réponse est oui : rarement autant de retours unanimement positifs, pendant comme après.

Sewer Sessions c’est avant tout trois Américains maîtres dans l’art du Riddim à savoir : Codd Dubz, Symbiotic et Ranga, venus faire leur deuxième show en Europe après un premier à Montpellier la veille. Inspiré et inspirant les plus grands du style, leur venue à Paris était surement la plus attendue de cette édition.

Le Riddim a pris durant deux heures ses lettres de noblesse. Une leçon entre double et triple drop, des chops en veux-tu en voilà, gunfigers en l’air pour beaucoup d’entre nous ! « Forfeit » de Maze résonne suivi de « Orgalorg » d’Infekt. Énorme réaction du public, un des meilleurs moments de ce set avec l’enchaînement du double drop de « Trip To Antwerp » du parisien S-Cual issu du crew Cookerz avec « Dual Bladed » d’Eco & Flix ! 

 

Bien sûr, comme toute soirée Riddim qui se respecte et n’en déplaise aux « true puristes », nous avons eu le droit au fameux « Yasuo » mais version Styn et Obey, qui créé toujours une effusion communicative et absolue dans la fosse. D'autant plus en ces heures tardives comme va l’illustrer le magnifique drop de « Ignition » remix de R.Kelly, véritable ébullition.

 

L’énergie et la technicité dégagées de ce set permettent de garder la majeure partie du public jusqu’à l’aube malgré les quelques fatigués disparus en même temps que les premiers métros.

Ce set sera aussi agrémenté de quelques tracks du crew Sewer Sessions comme « Loiter Squad » de Ranga, sa dernière en date qui a fait le bonheur de tous tout comme « Blokker » de Cosmonaut, track dont on n’aurait pas misé sur son passage mais qui reste très efficace. Après environ 6 heures de son, une troisième heure du crew ne nous aurait pas déplu mais toutes les bonnes choses ont une fin !  

 

Soirée clairement réussie dans ce nouveau lieu qui pouvait produire quelques écueils auparavant mais qui a conquis la plupart, principalement grâce à son sound system, ses artistes ainsi qu’une organisation au top ! De notre côté nous vous donnons  rendez-vous le 7 janvier pour remettre le couvert à la Splash X NSD !

BASS IS LIFE, BASS FOR LIFE !

Credit By Wozniak

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